LES INONDATIONS ET LES RISQUES INVISIBLES SUR LA STRUCTURE DU BÂTI

inondations-cp-anglet-baitments-dégats-immobilier-pays-basque

L’ennemi c’est l’eau, l’allié c’est le temps !

Les inondations causent d’importants dégâts visibles sur le mobiliers, les effets personnels, l’électroménager et la décoration. Au-delà du visible il y a les dégâts sur l’invisible. Les fondations et la structure peuvent être gravement atteints, il ne faut donc pas les négliger.

Les dégâts causés par les inondations ne sont pas tous visibles.
Il faut porter une attention particulière aux dommages invisibles notamment aux conséquences de la stagnation de l’eau dans des zones inaccessibles comme les fondations ou les murs enterrés. L’eau piégée est à l’origine de conséquences à retardement.

LES PRÉVENTIONS A NE PAS PRENDRE
Pour protéger son habitation contre les inondations, il ne faut surtout pas construire de murs de renforcement ou soutènement en amont ni de mur de clôture car ils accroissent les risques de ralentissement de l’écoulement des eaux et la formation d’embâcles.
Les embâcles sont des accumulations naturelles de débris végétaux apportés par le cours d’eau : troncs d’arbres, branches et feuilles mortes, plantes aquatiques auxquels viennent souvent s’ajouter des déchets d’autre nature.
Les formations d’embâcles contre ces murs occasionne des dégâts importants comme la modification des sols, ou la projection sur l’habitation d’objets lourds.

LES PRÉCAUTIONS À PRENDRE 
Tous les murs de clôture ou de soutènement doivent laisser libre l’écoulement des eaux.
En cas d’inondations il faut toujours évacuer l’eau progressivement sur les parties enterrées pour conserver l’équilibre de poussée de l’eau sur le mur, dans la terre ou encore au niveau d’un sous-sol ou d’une cave. 
Une évacuation trop rapide des eaux provoque une poussée des terres pouvant entraîner l’instabilité de l’ouvrage et l’effondrement du mur.

LES RISQUES SUR LA STRUCTURE D’UNE HABITATION INONDÉE 
Les dégâts à retardement suite à une inondation concernent surtout les planchers et dalles qui sont en relation avec le type de fondations mais aussi les murs de la structure. 

Les dégâts les plus fréquents seront : 

  • La déformation et fissuration de la dalle ou du plancher lors d’un gonflement ou d’un retrait du sol d’assise des fondations sous l’action de l’eau puis de son assèchement souvent trop rapide .
  • Le déplacement du plancher ou de la dalle sous l’action des mouvements de sol par un glissement de terrain .
  • Le gonflement du béton de la dalle ou du plancher par le stockage de l’eau sous ces ouvrages.
  • La fissuration des murs porteurs liées à des mouvements du sol d’assise des fondations.
  • Une dissolution, un affaissement ou un fontis de sol (effondrement en surface)
  • Un enfoncement du sol de fondation (liquéfaction)
  • Une destruction du béton
  • Une diminution de la capacité portante des fondations
  • Un tassement différentiel

RECOMMANDATIONS 

  • Il faut limiter le délai d’évacuation des eaux pour éviter une décompression rapide des sols.
  • Pour l’assèchement lente des fondations il faudra assurer la ventilation des vides sanitaires et si nécessaire agrandir l’ouverture des ventilations et installer une grille qui n’oppose pas de résistance au passage de l’eau.
  • Afin de constater les dégâts de fissurations ou de gonflement sur la structure du sol des dalles et plancher béton, il faudra mettre à nu ces ouvrages en retirant les revêtements de sol et pour toutes réparations il faut s’assurer de l’assèchement total du support.
  • Et surtout réaliser une étude géotechnique G5 afin de connaître les dégâts causés aux fondations .

L’APPARITION DES DÉGÂTS DANS LE TEMPS 
L’apparition des dégâts suite à une inondation arrive souvent longtemps après l’inondation et surtout après l’assèchement total des sols donc plusieurs jours voir mois après la catastrophe naturelle.

LA SÉCURITÉ DES PERSONNES ET LA ZONE REFUGE 
Toute habitation doit disposer d’un lieu où les personnes peuvent se rendre pour être à l’abri de l’eau et permettre si nécessaire d’attendre les secours et d’évacuer le bâtiment.
Dans un immeuble collectif, la zone de refuge est destinée surtout aux occupants du rez-de-chaussée.
La zone refuge peut être une fenêtre de toit ou un balcon accessibles depuis la zone de refuge pour signaler sa présence et faciliter l’évacuation par les secours.

Article proposé par Dominique Boussuge, Expert Technique et Scientifique en ouvrages bâtis et ouvrages d’art, Pathologiste international et formatrice en immobilier.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*